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Rapport 2007-2008 de l’ONPES

Le cinquième rapport ( 2007-2008 ) de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), rendu public le 29 avril, rend compte des évolutions de la pauvreté sur le long terme ainsi que sur la période récente. Le taux de pauvreté monétaire n’a pas augmenté de manière significative depuis les constats de son précédent rapport (2005-2006), constate l’Observatoire. Néanmoins, il ne diminue plus depuis 2002. De plus, on constate une augmentation de l’intensité de la pauvreté. Les personnes pauvres voient leur revenu médian s’éloigner du seuil de pauvreté et leur situation financière relative se dégrader. La comparaison des taux de pauvreté monétaire des pays de l’Union européenne place la France dans une position légèrement plus favorable que la moyenne de ses partenaires. L’Observatoire a également souhaité compléter le diagnostic sur la pauvreté par une analyse de l’évolution des inégalités de revenus, ces deux approches étant complémentaires. Si les données disponibles montrent une légère diminution des inégalités globales sur les dix dernières années, elles ont par contre fortement augmenté entre les très hauts revenus et le reste de la population. La pauvreté est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire. Le rapport présente une carte de France par département des taux de pauvreté qui fait apparaître des territoires particulièrement défavorisés dans le nord et l’est, sur le pourtour méditerranéen et dans les départements d’outre-mer. L’isolement est un facteur majeur d’entrée dans la pauvreté, quel que soit l’âge de la personne concernée. Les familles monoparentales sont particulièrement touchées. Le minimum vieillesse fait l’objet d’un «décrochage» par rapport au seuil de pauvreté. L’emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. L’analyse de la situation des travailleurs pauvres montre que 1,74 million de personnes qui occupent un emploi, soit 7 % des travailleurs, sont malgré tout dans un ménage sous le seuil de pauvreté (deux ans plus tôt ils étaient 1,47 million). Leur situation s’explique à la fois par les conditions de leur emploi – temps partiel subi, discontinuité des contrats de travail – et par la composition de leur ménage.

Voir le rapport sur le site de La documentation Française

~ par resodochn sur 7 mai 2008.

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